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Mise à jour de la liste des POI : 29 Décembre 2011

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Château de Rauzan

Sur les plateaux de l'Entre-deux-mers, le Château de Rauzan est un témoin de la Guerre de Cent Ans et de ses turpitudes. Point au sur la Vallée du Dropt, le château féodal date du XIIIe siècle.

Ce château a été construit au XIIIème siècle sur un rocher qui a été occupé dès l’Antiquité. par Jean-Sans-Terre, roi d’Angleterre et duc de Guyenne (1167-1216).

RauzanRauzan
Le château
Localisation: 44°46'49" N 0°7'37" E
Listes POI: Aquitaine
Ref. POI: #286
Construction: [[]]

Mots clés : Aquitaine,

Histoire

Le rocher de Rauzan était historiquement occupé depuis l'Antiquité. Au XIIIe siècle, c'est Jean-Sans-Terre roi d’Angleterre et duc de Guyenne (1167-1216) qui conduit la construction de ce château féodal. Rudel de Bergerac (1223-1320) en devient ensuite le seigneur avant de la laisser à sa mort à Guillaume-Raymond de Madaillan (1320-1391).

Ce château est assiégé à deux reprises. En 1377, Bertrand du Guesclin, Connétable de France (1315-1380) conduit lui même l'assaut de cette place forte de l'Entre-Deux-Mers qui tombe. Le travail méthodique de Bertrand du Guesclin paye et les anglais son chassés de la Guyenne.

Le Château de Rauzan est le centre d'un procès entre Henri IV (1367-1413), roi d’Angleterre et Jeanne d’Armagnac, arrière petite fille de Saint-Louis et femme du dernier des Madaillan. A la mort de son mari, cette dernière souhaitait se remarier avec un français. Le roi d’Angleterre lui obligea à abandonner le château pour se marier. Bernard Angevin (1437-14800) qui joue un double jeu avec anglais et français en profite pour en devenir le seigneur. Ses relations aux grés des fortunes et infortunes des deux couronnes lui permettent après la Guerre de Cent Ans de conserver son titre et ses terres.

Le château perd alors sa vocation de place forte et devient un château de résidence. Aux mains des Durfort de Duras à partir de 1480, le château est progressivement abandonné. Les carriers de Bordeaux exploitent le rocher qui supporter le château et les pierres de ce dernier pour y tailler des pierres tombales. La partie nord s'écroule en 1845.

A l'état de ruine au début du XIXe siècle, le château devient la propriété des Chastellux en 1819. Finalement, classé monument historique en 1862, il est acheté par la commune de Rauzan en 1900.

En 1980, la barbacane devant la porte d'entrée a été en partie restaurée. Depuis 2005, le château connait de multiples campagnes de restauration qui conduisent de temps à autre à sa fermeture au public.

Grandes dates

Propriétaires du château

  • Rudel de Bergerac (1223-1320)
  • Madaillan (1320-1417)
  • Bernard Angevin (1437-1480)
  • Durfort de Duras (1480-1819)
  • Chastellux (1819-1900)
  • Commune de Rauzan (1900)


Architecture

Bernard Angevin transforme après la Guerre de Cent Ans le château fort en château de résidence.

L'édifice assurait trois fonctions principales qui caractérisent les châteaux médiévaux : défense, habitat et reflet de la puissance d’une famille.

L'entrée du château

{{{légende}}}Château de Rauzan
La porte d'entrée

L'entrée était protégée par plusieurs éléments défensifs. Une barbacane qui a disparu contrôlait l'accès au pont-levis et au château. Cette barbacane était précédée d'un second pont levis dont il ne reste aujourd'hui aucune trace. Le Château était également protégé par des fossés qui n'ont jamais été alimentés en eau compte tenu de sa configuration.

La porte du Château est protégée par une herse qui se fermait juste devant le pont levis remplacé aujourd'hui par un pont. Une échauguette à la gauche de la porte permet également d'en assurer sa protection.

L'entrée reste à ce jour l'une des parties du château les mieux préservées.

Le donjon

{{{légende}}}Château de Rauzan
Le donjon

Le donjon a été construit à la fin du XIIIe siècle, chaque étage est doté de trois archères. Haut de 30 mètres le Donjon du Château de Rauzan surplombe toute la Vallée du Dropt.

Le rez-de-chaussées recevait des réserves de victuailles qui étaient accessible du premier étage par une trappe. Au second étage, on retrouvait des appartements et la plus vieille cheminée du château. Enfin au troisième et quatrième étage, le plan est octogonal et les archères sont plus larges. Privées de cheminées elles sont réchauffées par des conduits provenant le la cheminée du second étage.

Les logis seigneuriaux

Le Logis fut construit au début du XIVe siècle puis entièrement réaménagé au XV siècle lors de la contruction d'un mur central de séparation et l'installation de fenêtres à croisées. Le logis est accessible depuis la cour au rez-de-chaussée ou par la tour d'honneur qui dessert tous ses étages.

Le premier étage était le lieu des réceptions. On peut encore y voir quelques fragments de fresques. Les appartements du seigneur se situaient au second étage. Chaque pièce possédait sa propre cheminée.

Les dames disposaient à partir du XVIe siècle de leur propre logis. Laissé à l'abandon il fut totalement détruit au XIXe siècle alors que le château était la proie des tailleurs de pierre.

Les logis sont reliés à la tour d'honneur qui s'ouvre sur la cour intérieure. Son seul usage était la déserte des logis. Sa porte d'honneur comprend les blasons de Bernard Angevin et des Durfort de Duras.

Les bâtiments ouest

Cette partie du château est la moins bien conservée. On ne peut y voir que les fondations. Ces bâtiments avaient probablement un usage principalement défensif et "technique". On peut encore y voir des latrines donnant dans le fossé et un escalier permettant d'accéder au chemin de ronde, au fossé et aux tour de la prison et tour du puits. Ces deux tours sont en ruines.

Le rempart nord

Comme nous l'avons dit cette partie s'est écroulée suite au prélèvements des tailleurs de pierre au XIXe siècle.

Galerie

Liens externes