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Mise à jour de la liste des POI : 29 Décembre 2011
Collégiale de Candes-Saint-Martin
Le pelerin qui arrive du fleuve découvre l'imposante collégiale. L'entrée Nord qu'il découvre présente un corps de porche remarquable.
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| Porche de la Collégiale | |
| Localisation: | |
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| Listes POI: Aquitaine | |
| Ref. POI: | |
| Construction: | |
Mots clés : Indre-et-Loire
Si la collégiale est attestée depuis la IXe siècle, le bâtiment actuel n'en conserve que peut d'éléments. En 1215, le Maître de Candes prend la direction du chantier. Le chœur et le transept sont élevés à partir de 1180. En 1250, la construction du corps du porche débute ainsi que celle des voûtes bombées de la nef. Pendant la guerre de cent ans, l'église est en partie fortifiée.
A la fin du XVIIe siècle, la collégiale est abandonnée. Le tremblement de terre de 1715 contribue un peu plus à sa fragilisation. Louis XIV contribuera à sa restauration, une plaque commémorative le souligne.
La présence de chanoines est attestée par une partie du mobilier et notamment les stalles du chœur et le maître-autel qui date du XVIIIe siècle. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'autel se situait à la croisée du transept, permettant de dispenser la messe dans un sens ou l'autre (pour les fidèles dans la nef ou les chanoines se situant dans le chœur).
La façade du porche est plus sobre que ce dernier. Elle comprend deux registres superposées de statues. Autour du portail se trouvent deux séries de statues que les outrages du temps n'ont pas épargnées. Les deux parties sont séparées par une colonnade fine. Comme pour le style d'ensemble, la répartition des statues est désordonnée. On pourra y trouver les représentations de saint Jean Baptiste, saint Etienne, saint Denis ou saint Michel.
Une bretèche surplombe l'ensemble. Elle date de la guerre de cent ans (XVe siècle) afin d'assurer la défense de l'église.
Ce corps de porche est élevé dans un schéma massif sur deux étages. La première partie est le porche lui même et aus dessus on retrouve la chapelle Saint-Michel. Une colonne centrale soutient le porche qui cache une porte à cinq voussures. On retrouve sur le premier rouleau des scènes du jugement dernier.
Le tympan a subit les outrages du temps et notamment ceux de la révolution française. On peut y voir la représentation du Christ entre la Vierge et Saint Jean. A hauteur d'yeux, des représentations de saints et de roi complètent ce tableau finement sculpté.
Pour autant nous pourront remarquer que pendant le demi-siècle de construction de la collégiale les artistes qui se sont succédés n'ont pas maintenu le même style et donnent à cette ensemble un manque d'homogénéité.
La partie opposée de la nef montre un aspect souvent méconnu des églises. En effet on retrouve en plus des contreforts un système défensif important, là aussi du XVe siècle : créneaux et mâchicoulis sont de la partie. Le chevet comprend de larges baies qui tranchent avec l'austérité du porche nord. La pente de la falaise est bien visible côté sud et montre la prouesse technique des bâtisseurs.
L'entrée dans l'église laisse le visiteur devant un spectacle où la verticalité prend la pas sur le reste. On retrouve trois nefs de même hauteur. Des piliers sont formées de colonnes juxtaposées. Selon les écrits c'est au Maître de Candes que l'en attribue la conception (1215). Il reprend ici un style proche de celui de la cathédrale de Poitiers avec des voûtes bombées, ou « voûtes angevines » (ou de « style Plantagenêt ») typique de la région d'Angers. Elles datent de 1250.
Le chœur et le transept sont couverts par des voûtes d’ogives et reçoivent un décor roman conforme à sa période de construction (à partir de 1180).
Les décors de l'église sont très riches :
Sur la gauche du chœur on accède par un étroit passage à la chapelle Saint Martin. La tradition site à cet endroit la mort de Saint Martin, le 8 novembre 397. Une dalle au sol le rappelle. Cette salle comprend un gisant du saint. Une statue de Saint Martin se trouve derrière une verrière. Il est représenté en évêque avec ses armes d’officier de l’Empire posées à ses pieds. Un vitrail représente l’enlèvement du corps de Martin par les Tourangeaux.
Le visiteur qui prendra quelques minutes de plus à la visite pourra découvrir des éléments intéressants. Ainsi à droite du porche de l'église, à 2m50 de hauteur, on peut remarquer les têtes des trois révolutionnaires Robespierre, Danton et Marat, qui aurait été sculptées lors de travaux de rénovation au XIXe siècle par un ouvrier du chantier. Ce dernier aurait, selon une tradition populaire répondu aux railleries du curé lui reprochant d'être un pilier de comptoir.
Toujours au niveau du porche, on peut trouver sous les niches comprenant des statues de saints tout un ensemble d'anges, de masques, de végétaux et d'animaux. Ces représentations encadrent les têtes des rois et des saints. A hauteur d'homme, ce décor est finement sculpté.
Comme nous l'avons dit un peu plus haut, la chapelle Saint-Michel se situe au dessus du porche et a conservé sa polychromie. Le décor décrit le triomphe final du Christ : le Christ-Roi et l’Agneau sont représentés avec des anges aux clefs de voûtes. Ils sont entourés de Saint Pierre à la porte du paradis, du sein d’Abraham, de Saint Michel et des évangélistes.
La fortification de la collégiale au XVe siècle s'est accompagné du creusement d'un puits que l'on peut découvrir dans le transept sud de la collégiale. A cette époque, la guerre de cent ans fait rage et l'église fait office de refuse ultime pour les populations.
Enfin dans la nef sud, une plaque témoigne de la reconnaissance envers Louis XIV qui a contribué à la restauration de la collégiale avec le tremblement de terre de 1715.