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Mise à jour de la liste des POI : 29 Décembre 2011
Corderie Royale
La Corderie est le bâtiment le plus important de l'Arsenal de Rochefort et l'un des plus anciens de Rochefort.
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| Corderie Royale | |
| Localisation: 45°56'26" N 0°57'22" E | |
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| Listes POI: Charentes | |
| Ref. POI: #310 | |
| Construction: 1669 | |
Mots clés : Charente Maritime, Ports
Située sur les bords de la Charente, la Corderie Royale connue de nombreuses difficultés de construction comme la majorité des bâtiments construits en bord de Charente. Il fallu quasiment trois ans de construction pour le voir achever.
Ce bâtiment qui est l'un des plus vastes de l'Arsenal de Rochefort date de la construction de la ville en 1666. L'architecte François Blondel lança les travaux mais rapidement il fut éloigné du chantier, envoyé aux Antilles.
Rapidement les ouvriers vont rencontrer des difficultés en raison de la nature du sol, constitué d'une couche de vase épaisse pouvant être haute de 30 mètres. L'eau souvent présente compliquait encore plus la tâche. La construction du radier demanda de longues semaines de travaux et la véritable construction ne pu commencer qu'à partir de là. S'apparentant à la construction d'un bâteau sur l'eau, l'élévation des murs du s'effectuer de façon symétriques avec plusieurs équipes afin de ne pas déstabiliser le radier. 700 ouvriers participaient aux travaux. Finalement après près de trois années de travaux, la construction se termine en juin 1669.
Pendant 200 ans, la Corderie tourne à plein régime mais en 1867, les évolutions de la flotte militaire conduisent à sa cessation d'activité. Les bâtiments sont réhabilités par l'armée pour y héberger :
On y réalise également des Les travaux maritimes et y sont stockées les archives secrètes de la marine. Des salles seront également allouées au musée des « petits-modèles »
Finalement, le 10 septembre 1926 l'Arsenal de Rochefort est fermé et la Corderie désaffectée. Les bâtiments vont tomber rapidement à l'abandon.
A la fin de la seconde guerre mondiale, les forces d'occupation incendient la corderie au moment de quitter Rochefort (1944). Détruite en grande partie, abandonnée, la Corderie est gagnée par la végétation.
En 1964, l'amiral Maurice Dupont conduit le nettoyage du site à l'aide de contingeants de l'armée. Trois ans plus tard, la Corderie est classée monument historique (1967).
Le nouveau départ de la Corderie s'effectue en 1976. La ville de Rochefort propriétaire des lieux entreprend une profonde rénovation en conservant à l'extérieur l'aspect d'origine. A l'intérieur du bâtiment, un nouvel agencement permet d'accueillir plusieurs institutions : Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge, médiathèque municipale, siège de la LPO, siège du Conservatoire du littoral, Centre international de la mer, et musée sur la fabrique des cordages.
Le corderie est l'oeuvre de l'architecte. Pour des raisons techniques relatives à la nature du sol, la Corderie est assise sur un radier réalisé avec un quadrillage de pièces de chêne de 30 centimètres de section. Il est enfoncé à 5 pieds sous la nappe phréatique.
Les pierres utilisées proviennent des carrières de calcaire proches de Crazannes. Elle permirent d'élever ce bâtiment long de 370 mètres. La longueur du bâtiment central correspondait à la fabrication d'un cordage d'une encablure d'un seul tenant, jusqu'à 200 mètres de longueur. Le bâtiment est encadré par deux pavillons qui étaient dédiés au stockage des matières premières. Au Nord était stocké le chanvre en provenance de France principalement et dans le bâtiment sud on conservait le goudron et procédait au goudronnage des cordages.