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Mise à jour de la liste des POI : 29 Décembre 2011
Fort Louvois
En 1690, le marquis de Louvois, Ministre de Guerre de Louis XIV, ordonne à l'intendant Bégon la construction d'un fort sur la pointe d'un rocher nommé « Le Chapus ». Construit face à la citadelle du Château d'Oléron, il permettait de croiser les tirs des canons et de verrouiller l'accès sud à la rade de Rochefort.
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| Fort Louvois | |
| Localisation: 45°51'25 N 1°10'27 W | |
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| Listes POI: Liste Charentes | |
| Ref. POI: #57 | |
| Construction: date non précisée | |
Dès la création de l’arsenal de Rochefort en 1666, en retrait de la mer, sur la Charente, Louis XIV souhaite développer les fortifications et la protection des côtes de l’Aunis et de la Saintonge. C'est ainsi que plusieurs ouvrages avancés vont être réalisés pour défendre les pertuis de toute incursion ennemie. Comme sur d'autres sites et notamment la Citadelle de Blaye, Vauban s'attachera à développer un systeme de croisement de feux pour défendre l'accès à la rade de Rochefort. Le Fort Chapus (ou Louvois) pourra également défendre la Citadelle du Château d'Oléron.
L'histoire du fort débute le 16 décembre 1690 quand le Marquis de Louvois, ministre de la guerre de Louis XIV, écrit à Michel Bégon, intendant de la Marine à Rochefort, pour lui notifier le souhait du roi de construire un fort au Chapus.
L'ingénieur François Ferry se charge d'en effectuer les plans et dessine un fort de forme ovale sur deux niveaux pouvant chacun abriter les canons. Une chaussée de 400m relie le fort à la terre à marée basse. Mais, les première ambitions sont reveues à la baisse par Vauban. Seule la moitié de l'ovale est réalisée donnant au fort une forme de fer à cheval. Un seul étage de canon est également réalisé. Sa construction commencée en 1691 durera trois ans et constituera le dernier bastion commandé par Louis XIV.
Les fondations furent réalisée dans la première partie de 1691 sur un bloc rocheux issu d'une sédimentation de coquillages et de vase. La difficulté de travail de jour et de nuit repoussait la construction de l'édifice. Exploitant chaque marée basse, les ouvriers mettaient la dernière pière des fondation le 20 octobre 1691 après avoir englouti plus de la moitié des sommes allouées à ce projet. La mort du marquis de Louvois, le 16 juillet 1691 mettait fin au projet initila qu'il avait accepté quelques jours plus tôt (le 19 juin).
Vauban, Commissaire Général des Fortifications de France, prend alors les choses en main et révise la construction à la baisse. Grâce a ses bonnes relations avec le roi, il imposait un nouveau plan en "Fer à cheval", conforme à sa stratégie défensive. Il faut ainsi attendre 1692, pour voir la construction dépasser le rez-de-chaussée. 1000 ouvriers participeront au chantier qui prendra fin en 1694.
A partir de 1755, de nouveaux aménagements défensifs sont réalisés : la batterie d'artillerie ne comportera plus que dix embrasures à canons au lieu de seize. Des latrines-échauguette ont été ajoutées sur le mur d'enceinte et les toitures sont supprimées. Depuis cette époque, le fort ne sera plus modifié.
En 1824, le fort était armé de 4 pièces de canons de 24 et 3 mortiers de 32. En 1870, il comptait 6 obusiers de 22. Le fort est remanié en 1875 en raison des agressions de la mer. Une lisaison télégraphique et 6 canon de 16 y sont installés.
Après la guerre de 1914-18, le fort est abandonné. Il est classé aux monuments historiques le 14 juin 1929. Pendant la seconde guerre mondiale il est bombardé lors de libération de Marennes, le 10 septembre 1944. Mais suite à une manoeuvre stratégique, les allemand prennent possession du fort. Ils cèdent la place dans la journée qui suit suite la pression des alliés dans la région. La prise des lieux par les FFI déclanche un bombardement allemand depuis la Citadelle d'Oléron qui détruit partiellement l'édifice. Le corps de garde, la caserne et une grande partie du donjon seront détruits. Après la libération des échafaudages sont mis en place sur la face nord-ouest du donjon pour éviter qu'il ne s'écroule.
Le fort a été outrageusement endommagé par les derniers combats de la seconde guerre mondiale. Depuis 1960 il est la propriété de la commune de Bourcefranc qui y a entamé d'importantes restaurations. son ouverture au public date de 1972. La caserne, le donjon et le magasin à poudre sont aujourd'hui des espaces muséographiques.
Conforme au plan type mis au point par Vauban pour les forteresses maritimes, le Fort Louvois comprend une batterie semi-circulaire fermée par un donjon central entouré d’une douve. La batterie est réalisée sur les fondations initiales et s'éttend sur une surface de 52 par 55 mètres. Sa hauteur est de 12 mètres et permet de gérer un angle de tir de 180
Le donjon est de forme polygonale d’un côté et curviligne de l’autre et se dresse sur une hauteur de 24 mètres. Ses 5 niveaux permettaient d'entreposer la poudre (rez-de-chaussée) et de recevoir les appartements du Commandant et des officiers. Un pont levis et des douves protègent le donjon. Au centre du fort une caserne recevait l’arsenal, les chambres de gardes, la citerne d'eau et les magasins à vivres.