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Mise à jour de la liste des POI : 29 Décembre 2011
Tour de Broue
Cette Tour est probablement l'un des plus vieux donjon de France encore sur pied. Elle se situe dans la plaine marécageuse de Brouage à l'extrémité d'une ancienne presqu'île calcaire.
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| Tour de Broue | |
| Localisation: | |
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| Listes POI: Charentes | |
| Ref. POI: | |
| Construction: 1047 | |
Mots clés : Charente Maritime, Châteaux
La Tour de Broue se situe ainsi sur une zone propice à l'observation. La niveau naturel de la presqu'ile étant naturellement de 20 mètres au dessus du niveau de la mer, la Tour s'élève au final à 38 mètres.
Le Château de Broue est directement mentionné pour la première fois en 1047 dans des documents diplomatiques (acte de fondation de l'abbaye Notre-Dame de Saintes, par le comte d'Anjou Geoffroi Martel). Ainsi on y apprend que le château est la possession de Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra.
Pour autant la construction de cette forteresse serait bien associée, selon certains historiens, à Foulques III Nerra (987-1040) qui fut un grand bâtisseur dans la région, probablement dans la première partie du XIe siècle. Toutefois, rien ne l'atteste vraiment, aucune preuve archéologique l'ayant attesté.
Au XIe siècle, le château contrôle le pays de Marennes et y lève l'impôt. A cette époque cette zone est délimitée par la Seudre et la Brouage d'un côté et le Chapus et Montélin de l'autre.
En 1062, le comte d Poitiers Guy-Geoffroy chasse Geoffroy Martel de la Saintonge. Il prend sous la coupe Broue. Il passe au château en 1078. Hugues de Doué est alors en charge de cette forteresse et ses descendants le seront pendant plusieurs générations. On ne garde que peu de traces d'évènements sur ses terres jusqu'en 1220. Peu de choses à dire jusqu'en mars 1277. La succession de Geoffroy de Tonnay-Charente qui est mort en 1269 mentionne l'attribution des terres à Chales de Rochefort. Après le décès de Guy de Rochefort, ce sont les Baussay qui prennent la suite. Guy de Baussay en 1330, Pierre de Baussay en 1344 et Marguerite de Baussay entre 1352 et 1382 occupent successivement les lieux.
Pour autant jusqu'au XIVe siècle, le Château de Broue n'est mentionné dans aucun compte rendu de campagne ni aucune missive. Il a probablement joué qu'un rôle très local.
Au XIIIe siècle le paysage alentour est réduit à une lande avec peu d'arbres. En 1253, on apprend que le château abrite également une chapelle. En 1372, Isabelle de Valois, duchesse douairière de Bourbon, est détenue dans la tour.
Renaud VI de Pons se voir céder la garde du château par Marguerite de Baussay qui vit loin de là. Cette dernière conserve toutefois tous ses droits d'héritage dans la châtellenie. Ce dernier l'acquiert en 1392.
Le site portuaire est abandonné au XVe siècle suite à son envasement. Au XVIe siècle, un récit de Bernard Palissy signale le château déjà en ruines.
Le 19 mai 1925, la Tour est classée Monument Historique.
la château est édifié à l'extrémité du "puy de Broue", long de deux kilomètres environ et large de 750 mètres. Ce promontoire a l'immense avantage d'être au dessus du niveau de mer à une altitude élevée de 20 mètres. Dans un pays très plat, cette relative hauteur a toute son importance.
Aujourd'hui il ne reste en plus de la Tour que de rares vestiges, ceux d'une chapelle romane et de quelques tronçons de l'enceinte protégeant le donjon. La Tour se situe au centre de l'enceinte sur une motte artificielle (partiellement) en forme d'ovale. A l'origine, cette élévation était de forme rectangulaire (20m x 16 m).
La Tour comprend une façade entièrement conservée (à l'ouest) sur une hauteur de 25 mètres. Elle comprend cinq contreforts plats. Cette portion ne comprend que deux petite ouvertures (fenêtres) au sommet. Les murs sont construits en pierre de taille sur sa base et ses contreforts. Le reste de la construction est établie à base de pierres irrégulières. On pourra noter les traces laissées par le montage des échafaudages de construction à l'extérieur et par un plancher (à l'intérieur).
Peu d'aménagements sont parvenus jusqu'à nous mais on peut encore imaginer une cheminée et des latrines. Les traces encore visibles permettent d'établir l'hypothèse que les premiers étages étaient à vocation technique et le dernier pouvait servir de logis..
Si la Tour en elle même peut mériter le détour par son ancienneté, c'est surtout le vue sur les marais de Brouage qui mérite franche le détour.